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Retrouver goût et odorat après le Covid L acupuncture peut vous aider avec 3 séances

12 août
4 min de lecture

Perdre le goût du café, ne plus sentir le parfum du pain grillé, manger sans plaisir, puis attendre que “ça revienne” sans savoir quand. Après une infection au Covid-19, la perte du goût et de l’odorat peut devenir l’un des symptômes les plus déroutants, surtout quand elle persiste plusieurs mois ou plusieurs années.


Deux mots reviennent souvent dans les comptes rendus médicaux : anosmie et agueusie. Le premier désigne la perte de l’odorat. Le second décrit la perte du goût. Dans la vie réelle, les deux se mélangent souvent, car une grande partie de ce que l’on appelle “le goût” vient en fait de l’odorat.


Face à cette gêne, beaucoup cherchent des approches complémentaires. L’acupuncture fait partie des pistes discutées, avec des témoignages encourageants, quelques données scientifiques.


Vue en gros plan d’une tasse de café fumante près d’un carnet de suivi des odeurs.
Quand l’odorat disparaît, les gestes du quotidien changent de sens.

Comprendre l’anosmie et l’agueusie après le Covid


L’odorat commence dans le nez, au niveau de la muqueuse olfactive. Des cellules spécialisées détectent les molécules odorantes, puis transmettent l’information au cerveau. Le Covid-19 peut perturber ce système, même sans nez bouché.


Les chercheurs pensent que le virus touche surtout les cellules de soutien situées autour des neurones olfactifs. Cela peut provoquer une inflammation locale, une désorganisation temporaire de l’épithélium olfactif et parfois une récupération lente. Dans de nombreux cas, les neurones olfactifs peuvent se régénérer, mais ce processus prend du temps.


L’agueusie, elle, est plus complexe. Certaines personnes ne perçoivent plus vraiment le sucré, le salé, l’acide, l’amer. D’autres gardent ces sensations de base, mais perdent les arômes. Par exemple, une fraise reste sucrée, mais elle n’a plus “le goût de fraise”. Dans ce cas, le problème vient surtout de l’odorat rétro-nasal, c’est-à-dire les odeurs qui remontent vers le nez lorsque l’on mange.



Pourquoi la récupération peut être lente


Après le Covid, certaines personnes récupèrent en quelques jours. Une minorité garde des troubles plus durables. La différence dépend de nombreux facteurs : intensité de l’atteinte initiale, état de la muqueuse nasale, antécédents ORL, âge, tabagisme, allergies, inflammation chronique, fatigue générale.


Le trouble ne touche pas seulement le repas. Il peut modifier la sécurité et le bien-être :


  • ne plus sentir le gaz, la fumée ou un aliment avarié ;

  • perdre l’appétit ;

  • saler ou sucrer davantage les plats ;

  • se sentir isolé lors des repas ;

  • avoir une baisse de moral.


C’est pour cette raison qu’un avis médical reste utile si la perte persiste, s’aggrave, s’accompagne de douleurs, d’écoulements inhabituels, de maux de tête importants ou de signes neurologiques. Un médecin généraliste ou un ORL peut vérifier qu’il n’existe pas une autre cause, comme un effet médicamenteux.


L’acupuncture peut s’envisager comme un accompagnement complémentaire, surtout lorsque la récupération stagne ou que la personne souhaite soutenir son terrain global.


Vue à hauteur des yeux d’une personne sentant doucement un citron coupé dans une cuisine calme.
La rééducation olfactive repose sur une stimulation régulière et attentive.

Comment l’acupuncture pourrait soutenir le retour du goût et de l’odorat


En médecine traditionnelle chinoise, l’odorat est souvent relié à la sphère du Poumon et à la circulation du Qi dans la zone du nez. Le goût implique aussi la Rate, l’Estomac et l’état général de l’énergie digestive. Cette lecture n’est pas la même que celle de la médecine occidentale, mais elle guide le choix des points et l’examen clinique du praticien.


Du point de vue biomédical, plusieurs hypothèses sont étudiées. L’acupuncture pourrait agir sur :


  • la modulation de l’inflammation ;

  • la microcirculation locale ;

  • le système nerveux autonome ;

  • la perception sensorielle ;

  • la douleur, le stress et le sommeil, qui influencent la récupération globale.


Ces mécanismes ne prouvent pas à eux seuls une efficacité sur l’anosmie post-Covid. Ils donnent plutôt des pistes plausibles. Une séance peut cibler des points proches du visage, comme la région autour du nez, mais aussi des points à distance sur les mains, les jambes ou les pieds.

Les recherches récentes sur le Covid long insistent aussi sur une approche globale. Fatigue, troubles du sommeil, anxiété, inflammation persistante et dérèglement du système nerveux autonome peuvent coexister. Dans ce contexte, l’acupuncture est parfois étudiée non seulement pour un symptôme isolé, mais pour l’équilibre général de la récupération.


Vue en plongée de fines aiguilles d’acupuncture posées près d’un modèle anatomique du nez.
Les mécanismes possibles intéressent autant le système nerveux que l’inflammation locale.

Une amélioration après une séance, un cas concret


Une dame d'une cinquantaine d'année me consulte pour agueusie et perte de l'odorat, depuis octobre 2020 après avoir contracté le Covid. 5 ans plus tard, l'odorat est revenu de l'ordre de 60% mais le gout ne revient pas du tout.

Après avoir inséré les aiguilles, on constate une sensation qui perturbe la langue et le temps que je revienne du jardin où j'ai cueilli une fraise, l'odorat est plus sensible et en croquant la fraise, au delà la sensation texturée, la personne perçoit enfin du goût.

Je refais un test à l'aveugle avec du persil et même résultat, reconnaissance olfactive, puis en goûtant, le persil explose en goût et reste en bouche.

Cette dame est ressortie détendue et se réjouissait de pouvoir à nouveau cuisiner et manger avec goût et plaisir.







 
 
 

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Acupuncture Bucki Do Cabinet à Saint Clar de Rivière

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